Parfois je me demande quand même bien qui nous sommes pour décider de certaines choses, pour être auteurs de certains actes, ou même être responsables de certaines paroles.
Je crois bien que personne n'est capable d'avoir le contrôle de quoi que ce soit. En soi, c'est juste une illusion de pouvoir qui s'empare de nous, et qui un jour (ou pas) finit par montrer le bout de son nez.
Je me demande vraiment parfois pourquoi on a été amenés ici, qu'est-ce qui a bien pu faire que ce soit nous, et pas quelqu'un d'autre. Quelle est la chose qui est à même de décider de tout cela ?
Moi, comme d'autres personnes, je suis convaincue que rien n'arrive par hasard, qu'il n'existe pas une personnalité plus forte que d'autre qui serait à la base de tout jugement. Aussi bien des joies, des peines, que des pires inhumanités, ou des plus belles pensées.
J'espère ne pas me faire traîner les pattes par cette illusion. J'ai déjà vécu pas mal de choses. Pas des plus dramatiques. Pas des plus "happy-ending". Mais ce que j'ai pu voir, vivre, ressentir, ça m'a permis de garder une certaine distance par rapport aux choses qui me concernent de trop près. J'en viens à me demander qui je suis pour juger ainsi de ma vie.
Pourquoi ai-je choisi à un moment ou un autre de dire ça, de faire ça, de rire à ça... De m'opposer, d'aller aux côtés, de partager... Remplacez par tous les verbes que vous voudrez ça changera pas mon problème.
J'ai toujours su que je me posais trop de questions. Je pense être assez intelligente pour savoir ce qui va pas chez moi, ce qui va, ce qui pourrai être mieux... Aujourd'hui j'en viens à me demander qu'est ce qui m'amène à penser tout cela ?
Pourquoi ai-je toujours ce besoin de "m'auto-torturer", de faire semblant de prendre de la distance par rapport aux choses pour me protéger, et finalement me révéler trop fragile pour les affronter ?
Suis-je la seule à avoir cette soif de se rassurer en se rappelant toute sortes de choses... La seule à avoir besoin de plonger pour remonter à la surface ?
Pourquoi justement cet esprit tordu que j'ai est tombé sur moi ? J'aurai pu être une grande philosophe, un chauffeur routier, une autrichienne exilée au Mexique...
A quoi tient tout ça ? Sur quel fil on se balade ? Et qu'est-ce qui fait qu'un jour on en tombe ou on tient le cap ?
Pour ceux qui pourraient le croire, je ne déprime pas, je ne ressort pas l'Estelle négative, pessimiste, défaitiste... C'est loin d'être le cas. Même si cet article ne semble pas respirer le bonheur. J'ai juste besoin de remettre en question certaine choses. Ca m'aidera sûrement pas à trouver des réponses, mais au moins ça aura comblé un bel ennui qui s'empare de moi depuis quelques jours. Besoin de changer d'air sûrement.
J'aimerai pouvoir être une connexion internet: on branche, on débranche quand on veut, on va là ou on veut, quand on le veut, sans vraiment de contraintes.
Comme dans la vraie vie, y'a des maladies, des virus, des gentils, des méchants, des attardés, des intelligents. Des petites parts de choses.
Avons nous réellement un pouvoir sur les choses ? Après tout à part autour de nous, on n'est pas réellement au courant de ce qu'il pourrait se passer. On est peut-être juste comme Jim Carrey dans Le Truman Show. Des gens qui nous voient évoluer, comme des fourmis, qui voient qu'on a un contrôle sur les choses, et qui se marrent bien...
On n'en sait rien du tout. Tout ce qu'on sait, c'est ce que nous pensons être, et ce que nous pensons percevoir des gens et du monde autour de nous. Mais qu'en est-il réellement ?
Quand au fur et à mesure je vois ce qu'il se passe, rien qu'à ma propre échelle, que je me rends compte de ce pouvoir que j'ai sur les images, que je vois des gens qui sont capables de reproduire n'importe quoi rien qu'avec Photoshop, que chaque jour, ou que ce soit, on est matraqués par la publicité. (Sans déconner, en une journée, constatez le nombre différents de support ou vous pouvez avoir des pubs, c'est hallucinant...).
Combien d'entre elles sont modifiées, un hamburger plus fondant pour MacDo, une nana hyper bien foutue pour Entrevue, un portable scintillant pour Nokia, la vie idéale décrite par les banques....
On croit avoir le choix de ce qu'on fait, des produits qu'on choisis, mais en fait on est vachement influencés...
Comment, en sachant, en constatant le monde qui nous entoure, on peut dire qu'on a le contrôle de notre vie ?
Comment réussir à contrôler certaines choses après certains évènements ?
Comment savoir si ce que l'on entends, ce que l'on perçoit peut avoir une réelle signification, une juste valeur, une vérité... ?
Je veux un mode d'emploi...
Will tomorrow be the same
Am I just running in place
And if I stumble and I fall
Should I get up and carry on
Will it all just be the same"


Commentaires
Ô captain, my captain
Par rukya le 07/05/2008 à 18h36
Tu as mis des mots sur beaucoup des mes questions et doutes. Je ne fais que ça à longueur de journée, cogiter, sans cesse.
Alors la ou les solutions? Peut-être écrire justement...
Là ou je pars
Par estelle68 le 05/05/2008 à 19h56
Tout dépendra de ton attitude d'ici la ^^ Continues a mettre des photos comme ca et on verra :p lol.
Jme pose des questions si je veux, moi au moins j'ai un cerveau ^^
héhé
Par Kelef le 05/05/2008 à 19h54
Gnagnagna ! T'façons, même si c'est pas un blog de dépressive, tu peux même pas te poser des questions vu ta situation actuelle... :p
Puis j'm'en tape j'l'aurais quand même mon cadeau... Il mesurera 1 mètre 59 et demi... (sluuuuurp)
Là ou je pars
Par estelle68 le 05/05/2008 à 19h47
Il me semble que j'ai bien surligné un paragraphe qui indiquait que c'était pas un article de dépressive.
C'est juste des questions, une reflexion.
Alors on laisse mon chat tranquille ^^
Et même pas en rêve pour ton annif... *tire la langue méchamment* lol^^
Par Kelef le 05/05/2008 à 11h34
Mode d'emploi lifique by K :
Règle numéro 1
- Ce qui fait que tu es ainsi résulte de tes choix, bons ou mauvais. Aucune utilité de regarder derrière, même brièvement. Pas besoin de s'allourdir le crâne. Quand tu sens que ta mule se traine, ça sert à rien de lui rajouter des baluchons... ou de la guider à reculons.
Règle numéro 2
- Toute vie humaine socialement avancée à un but ultime, la transmission génétique et la transmission culturelle. Le reste n'est que contexte. A toi de soigner ce contexte avec tes propres moyens et tes propres capacité. Mais, il n'est pas exigé un cadre positif absolu pour faire évoluer cette transmission. Un cadre simplement humain (socialement et idéologiquement parlant) est suffisant s'il est viable.
Règle numéro 3
Une vie est superflue sans progrès... Les progrès viennent d'une utilisation intélligente de l'expérience. Connais tes limites mais ne les accepte jamais.
"Il n'y a d'égarement qu'avec une raison de se sentir égaré. Cette raison est l'essence même de ce qui ramène au chemin tranquille..."
M'enfin, c'est pas comme si t'étais encore à Bonneuil (avec toutes les réjouissances locales : douche, taille de l'appart', douche et eau chaude, voisinage, desserte des transports), que tu ne pouvais faire carrière que dans le télémarketing, que tu n'avais plus Internet, que Disney mettait la clé sous la porte, que Mulhouse était rasé par un chat énorme, que tu étais célibataire avec 100 kg par cuisse, ou que GC n'ait jamais existé...
A quoi ça sert que K il se décarcasse ? NA ! :p
Par nadege77 le 05/05/2008 à 09h04
Waouh... que de questions... je sais même pas si toi même tu as voulu en arriver là dans cet article...

Ca va sûrement pas t'aider beaucoup mais j'ai eu la même période que toi et je pense pas que ce soit génétique. Simplement toutes ces questions on se les pose tous à échelles différentes justement parce qu'au final tant qu'on a pas stabiliser sa situation et tant qu'on est pas sûr de soi au moins un peu, on cherche, on cogite et... on se pose des questions j'ai envie de dire existencielles...
Mais crois moi, les périodes comme ça ça passe aussi
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